Fédération du Rhône

Fédération du Rhône
Accueil
 
 
 
 

Les 5 de Roanne définitivement relaxés

Après 43 mois de procédure et d'acharnement judiciaire les cinq militants CGT qui ont refusé de subir des tests ADN, tels des criminels, sont définitivement relaxés. Cette victoire des syndicalistes relance l'exigence d'une amnistie sociale.

C’est la fin d’un acharnement judiciaire sans précédent à l’encontre de militants syndicaux poursuivis pour “tags” dans le cadre d’actions collectives menées dans la lutte contre la réforme des retraites, en 2010. Le Président de la Chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel de Lyon a en effet ordonné la non admission d’un appel formé par le Procureur général de la Cour d’appel de Lyon. Cette ordonnance n’étant pas susceptible de recours, les cinq syndicalistes qui refusaient d’être soumis à des tests ADN sont donc définitivement relaxés.

La CGT salue "la détermination de Christel, Christian, Jean-Paul, Gérard et Didier, ainsi que l’engagement sans faille des dizaines de milliers de personnes qui ont agi, apporté leur aide et leur solidarité aux 5 militants de Roanne, et auront permis cette issue. Elle remercie tous les militants de toutes organisations de la CGT et tous les membres du Comité de soutien des 5 de Roanne, parmi lesquels des personnalités de tous horizons, responsables et adhérents de partis politiques du PCF, du PG, du NPA, du PS, membres d’associations telles la JOC ou encore la Ligue des droits de l’Homme, et militants de quasiment tous les syndicats, FO, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA…”

Le 5 novembre 2013 plus de 20 000 manifestants de toutes la France, étaient venus soutenir les 5 militants CGT de Roanne, devant le tribunal de Lyon. Lors de ce rassemblement, Thierry Lepaon, le Secrétaire général de la CGT, avait alors exhorté l’exécutif et la représentation nationale à adopter une loi d’amnistie sociale pour rendre justice aux militants syndicaux poursuivis pour des infractions commises lors d’actions revendicatives.

Pour la CGT, “cette loi d’amnistie sociale demeure plus que jamais une exigence aujourd’hui pour qu’aucun autre militant syndical ne vive l’acharnement dont les 5 de Roanne ont été victimes.”

En février 2013, les Parlementaires Front de gauche avaient fait adopter au Sénat une proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier certains délits commis lors de mouvements sociaux. Le gouvernement s’y était est opposé et tous les articles de la proposition de loi, qui avait été adoptée au Sénat,  avaient été rejetés l’un après l’autre à l’Assemblée nationale.

 

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.