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Au Sénat, la réforme des retraites aura du mal à trouver du soutien

 

Jour J pour les sénateurs, qui débutent aujourd’hui les débats sur la réforme des retraites. Après son rejet en commission mercredi dernier, le texte pourrait être complètement rejeté par le Sénat, où le PS n’est pas majoritaire.

Alors que le palais du Luxembourg entame aujourd’hui les discussions sur la réforme des retraites, la partie s’annonce déjà difficile pour la majorité. Ce texte avait été voté avec difficulté à l’Assemblée le 15 octobre, la commission des Affaires sociales du Sénat en a rajouté une couche mercredi en le rejetant. Ses membres n’ont approuvé que quatre articles sur cinquante-deux. Résultat : les représentants des groupes PS, CRC (communiste, républicain et citoyen) et Verts ont préféré voter contre le projet. Les radicaux de gauche, eux, se sont abstenus. Le groupe CRC relève un détail significatif : parmi les articles maintenus figurait l’allongement de la durée de cotisations, sur lequel « PS et UMP s’accordent ». Groupes écologiste et communiste se sont également opposés à l’article 4, qui reporte la revalorisation des pensions à six mois. Article voté en seconde délibération à l’Assemblée. L’article 6, concernant la pénibilité, a été conservé à l’unanimité. Et sur le projet désossé, seule la droite s’est prononcée pour. Côté PS, la tactique s’est résumée à voter contre le texte du gouvernement pour éviter de perdre du temps sur la restitution des articles supprimés par voie d’amendements…

C’est donc, jusqu’au 5 novembre, la version du projet de réforme adopté par les députés que le Sénat examinera en séance en première lecture. Pas de surprise attendue cependant. Car si à l’Assemblée les socialistes ont été les seuls à voter le texte, le faisant passer de justesse avec 270 voix pour, sans celles de dix-sept députés de l’aile gauche du PS qui se sont abstenus, au Sénat, c’est une autre paire de manches, le PS n’y étant pas majoritaire. Pour faire passer ce texte, les socialistes ont besoin des sénateurs des groupes du rassemblement démocratique et social européen (à majorité radicaux), écologiste et ­communiste (CRC).

L’UMP a déjà annoncé voter contre, comme à l’Assemblée. Idem pour les ­communistes. « Le gouvernement s’entête à faire peser l’essentiel du coût de sa réforme sur les salariés en allongeant la durée de cotisations. Nous leur proposerons pour notre part de taxer les revenus financiers et la spéculation », avance le sénateur PCF du Nord-Pas-de-Calais, Dominique Watrin. Les Verts, eux, hésitent encore à suivre cette voie ou à s’abstenir. « Nous allons décider cela dans les jours qui viennent », a annoncé l’écologiste Jean Desessard. Mais, loin de paniquer, la majorité, par la voix d’un membre de l’entourage de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, cité par l’AFP, s’attend à ce que le « texte ne (soit) vraisemblablement pas adopté en séance la semaine prochaine ». Se consolant du fait qu’« il reviendra donc en nouvelle lecture à l’Assemblée », où les députés ont le dernier mot

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