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Guy Fischer : « Une journée décisive pour KEM-ONE au tribunal de commerce de Lyon »

 

La casse industrielle ne connaît décidément pas de trêve et la chimie, qui fut l’un des principaux piliers de l’économie Rhonalpine, n’est pas épargnée.

Le chimiste KEM-ONE, créé en 2012 pour reprendre les activités PVC d’ARKEMA, a été mis au bord de la faillite par l’Américain Gary Klesch en moins d’un an. Cinq usines, dont celle de Saint-Fons, ont été placées en redressement judiciaire ! L’opération totale concerne 1 300 emplois, près de 20 000 si l’on compte tous les emplois induits.

Et toujours la même « chanson » est servie par les patrons voyous : cette branche ne serait plus rentable, affaiblie par le coût de l’énergie, plus élevé en France qu’en Allemagne ou aux États-Unis…

Sans surprise, la logique du patronat ne varie pas : casser les usines pour ne conserver que les sites les plus rentables immédiatement pour engraisser les actionnaires, faisant fi des effets domino sur l’ensemble des filières, du gâchis humain, de la perte des connaissances, des savoir-faire, des qualifications.

Cela ne peut plus durer ! Le gouvernement doit faire cesser ce sinistre jeu de massacre. Les salariés de Kem One n’ont pas l’intention de laisser casser leur outil de travail par un nouveau patron voyou. La CGT a rendu publique une proposition industrielle crédible.

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Lyon, en son audience de 10h, devrait statuer sur les offres déposées, donc sur l’avenir des sites et de leurs salariés.

J’ai tenu à venir leur témoigner mon appui et j’appelle à la création d’un comité de soutien très large au projet industriel le plus à même de garantir une reprise d’activité viable et pérenne.

 

Guy Fischer,

Sénateur du Rhône

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