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Grigny. Nouvelle grève chez Easydis !!!

Social. Deux ans après, plusieurs salariés ont de nouveau cessé le travail, le temps d’une journée, mécontents de la revalorisation salariale annuelle proposée par leur direction.

«On refuse de travailler, on ne veut pas nous augmenter ! », pouvait-on entendre, ce lundi matin, devant l’entrée d’Easydis. A l’appel de la CFDT, une vingtaine de salariés a fait grève, entre 8 heures et midi, devant les entrepôts de la filiale logistique du groupe Casino.

Comme en février 2011, le bât blesse sur les négociations salariales annuelles. « Elles sont catastrophiques. La direction nous propose une revalorisation de 1,3 %, nous en réclamons au moins 4 %. On veut une hausse équivalente à la hausse du coût de la vie », plaide le porte-parole du syndicat CFDT. « Déjà que d’après la grille des salaires, le salaire maximum auquel on peut prétendre s’élève à 1 580 euros, brut, ce n’est pas énorme », poursuit un autre gréviste. Un chiffre ni confirmé, ni infirmé par la direction du groupe Casino, qui ne souhaite communiquer « qu’une fois les négociations terminées ».

Le représentant de la CFDT pointe aussi la « dégradation des conditions de travail ». « On nous demande de hausser la productivité avec moins de monde au travail. En 2012, on a perdu 25 personnes en CDI, dont une partie a démissionné. Dans un pays où il y a trois millions de chômeurs, voir des gens en CDI démissionner, c’est qu’il y a un problème quelque part », estime-t-il.

Une grève pour « influencer » la dernière réunion

En stoppant le travail ce lundi, ces caristes, préparateurs ou autre réceptionnaires espèrent « influencer sur la dernière réunion de négociations ». Même si, ils l’avouent à demi-mot, ils n’ont presque « aucun espoir » de voir leurs revendications écoutées par la direction du groupe Casino.

D’autant que les autres syndicats n’ont pas suivi le mouvement. Seuls quelques membres de Distribution Casino France (DCF), autre filiale du groupe, ont joué la solidarité.

« On se trouve dans la même panade. Mais ce qui joue en faveur de la direction, c’est qu’on est en ordre dispersé », avance un cadre de DCF.

La grève n’aura duré qu’une journée, puisque les salariés ont prévu de reprendre le travail dès ce matin, en attendant la dernière réunion de négociations, qui se tient demain.

 330 C’est le nombre de salariés qui travaillent sur le site d’Easydis à Grigny.

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