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Groupe Communiste & intervention citoyenne au Grand Lyon INFO-AGGLO N°44

Groupe Communiste & intervention citoyenne au Grand Lyon

Tel. 04 26 99 38 79  / 20 rue du Lac 69003 Lyon groupecommuniste@grandlyon.org INFO-AGGLO N°44 - lundi 20 février 2012 suite au Conseil du lundi 13 février 2012 RETROUVEZ- NOUS SUR :  http://adecr69.wordpress.com CONCURRENCE DES TERRITOIRES ET DES INDIVIDUS ENTRE EUX… OU SOLIDARITÉ ET COOPÉRATION ? À propos du vote sur la subvention à l’ADERLY : « L’an passé, ce dossier nous proposait des objectifs ambitieux car, je cite le rapport, "l’année précédente (2010) permettait de constater de premiers signes de reprises qui devraient se confirmer…". Il n’en fut rien, comme chacun le sait, et nos objectifs, non atteints. J’avais rappelé la réalité d’alors, bien différente, et esquissé, au nom de mon groupe, d’autres démarches et propositions pour résister aux logiques qui dominent et perdurent ! Cette réalité a pour nom Arkéma qui, pour une profitabilité des capitaux aux alentours de 15% (jugée insuffisante par ses actionnaires), a vendu, pour UN euro symbolique, sa production de PVC et ses 2 600 salariés en Europe, dont 1 729 en France et 280 à Saint Fons. Elle a pour nom Lejaby, entreprise florissante jusqu’à sa vente à des financiers (en 1996) et qui, d’une profitabilité de 2 à 3% l’an, est passée à un taux de 15% en sous-traitant hors Europe et en supprimant le réseau de distribution propre à l’entreprise, sans innovation nouvelle. Le résultat est là : suppression de sites industriels, de postes de salariés et liquidation et, lorsque l’on sait que la rémunération du travail n’intervient que pour 3% du prix de vente d’un soutien-gorge de la marque, que l’on ne nous fasse pas le coup du coût du travail ! C’est le coût du capital qui détruit tout ! Ainsi, la recherche du profit maximum et immédiat conduit à la concurrence des entreprises, des territoires, des projets, des individus dans une course effrénée à la compétitivité, à l’excellence ; dans une guerre économique où on s’arrache les entreprises, les projets, les intelligences, les savoir-faire, et où non pas le meilleur mais le plus fort en fric (en capitaux disponibles) écrase l’autre ! Et qu’arrive-t-il quand, comme pour notre université, nous ne sommes pas retenus parmi les grands projets structurants ? […] Lorsque nous sommes alertés à temps, nous (Le Grand Lyon) ne sommes pas sans capacité d’écoute, de prise en compte et de capacité d’interventions et d’innovations comme nous le prouve l’évolution positive de Veninov ou de Fagor/LITL ! Ne pourrions nous pas, monsieur le Président, créer une cellule d’alerte qui permettrait aux entreprises en difficultés (patrons et salariés) de nous saisir et, ainsi, de prendre les questions et enjeux en amont des catastrophes et non plus après coup ? Cela mériterait d’être discuté surtout après le débat que nous avons eu, ici-même, lors de la délibération sur Veninov. Et les femmes de Lejaby, en un combat exceptionnel, nous montrent le chemin de la solidarité et de la coopération pour nos territoires et nos emplois, pour le travail et la dignité. Ainsi, lorsqu’après avoir gagné la reprise à Yssingeaux, les salariées de ce site, en totale solidarité avec leurs collègues, ne lâchent rien et poussent pour des solutions de réindustrialisation dans les anciens ateliers d’Ardèche et de l’Ain, abandonnés en 2010, et pour le développement de Rillieux, où des emplois sont toujours supprimés ! […] » ROLLAND JACQUET, LE 13/02/2012 - [EXTRAITS] ___________________________________________________________________________________________________ SORTIR DU TOUT MARCHÉ POUR UN PLAN D’ACTION CLIMAT…POUR TOUS… « Cette délibération est importante autant par les enjeux auxquels elle répond que par l’ampleur des actions qu’elle valide et de leur impact sur notre agglomération. […] Sauf que le rapport n’évoque pas les résultats de Kyoto dont les objectifs 2012 ne seront pas atteints, ni sur la planète ni en Europe. Le modèle de Kyoto, celui du marché-roi, celui des quotas et des taxes est inefficace. […] Mais nous notons très positivement que si les commentaires contextuels se situent dans un faux consensus du Grenelle, le plan d’action, lui, est construit autour de cette question centrale de la réduction des émissions, et nous allons donc le voter avec plaisir : - Avec un commentaire majeur sur la dimension industrielle, pour que l’agglomération s’inscrive résolument dans le refus de la déloca-lisation des émissions, et donc en plus des objectifs sur l’énergie industrielle, qu’elle affirme la perspective de la reconquête industriel-le dans la vallée de la chimie (pensons à Arkema ou Veninov), dans l’industrie manufacturière (pensons à Brandt et à Renault Trucks) et dans des secteurs à reconstruire comme le textile. - Avec une analyse urgente des besoins en électricité de l’agglomé-ration et, notamment, du transport public et du fret de marchandises, alors que des centres informatiques sont aujourd’hui limités par l’incapacité d’ERDF à fournir la puissance demandée, quand l’électri-cité qu’ils consomment est principalement décarbonée. - En soulignant l’importance de réussir l’observatoire proposé pour suivre le coût de la tonne de carbone évitée, coût qui passe pour l’exemplarité de l’institution de 30€/t pour les actions réalisées à près de 100€/t pour les actions proposées, qui atteint 230€/t pour les actions modes doux, mais est à coût presque nul pour le PLU ou les actions de changements de comportements. Nous reviendrons sur cette question pour les délibérations concernant le logement. L’objectif des 50KWh/m2 dans l’ancien est-il réaliste en terme de coût de la tonne de carbone évitée ? Après avoir remercié tous ceux et celles qui ont permis cette délibé-ration, dans la diversité de leurs points de vues, nous conclurons sur deux dimensions politiques de cette démarche : - D’abord, celle de la citoyenneté. L’expérience FAEP (Familles à énergie positive) confirme la capacité de mobilisation dans toute l’agglomération. La rencontre à mi-parcours, ce 4 février, à Vénissieux constate encore une fois des résultats impressionnants et j’en profite pour féliciter les équipes dont la plupart dépassent l’objectif de 8% de baisse de consommation et, permettez-moi cet aparté, celle de Vénissieux qui atteint 23%... Mais elle confirme aussi l’importance de permettre aux acteurs de construire chacun leur approche et leur priorité. […] - Enfin, celle des relations entre action communautaire et action com-munale, qui interroge la conception de l’agglomération entre métro-pole intégrée et intercommunalité multipolaire. Les enjeux énergé-tiques et climatiques nécessitent à l’évidence de mobiliser toutes les forces, d’articuler l’action des communes, portant la légitimité poli-tique du premier niveau de citoyenneté et de responsabilité collective, avec l’action de la communauté, portant la cohérence d’agglomé-ration dans son développement urbain et économique. La mise en œuvre du Schéma directeur des réseaux de chaleur peut être sur ce point un dossier exemplaire, associant actions des communautés et des communes. » PIERRE-ALAIN MILLET, LE 13/02/2012 - [EXTRAITS]

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